Posted by Marie-Hélène Bouchard Plus de connaissances

Le système d’allumage

C’est le système d’allumage qui permet d’enflammer le mélange air-essence au niveau de la chambre à combustion. La voiture démarre de cette façon. On a vu poindre des nouvelles technologiques dans le système d’allumage au fil des dernières décennies. Ainsi, les voitures à essence sont munies d’un moteur d’allumage commandé. En ce qui a trait aux véhicules diesel, le mécanisme est différent car on retrouve un système d’auto-allumage que l’on nomme « par pression/chaleur ». De prime abord, on pourrait penser que le système d’allumage est une procédure mécanique simple mais c’est tout de même assez complexe.

Le système classique d’allumage

Ce sont les voitures qui ont un peu moins de 15 ans qui se retrouvent avec le système d’allumage dit classique.

Ceux qui possèdent quelques notions d’électricités pourront davantage comprendre le mécanisme du système d’allumage. Nous tenterons de vulgariser au maximum dans cet article comment il fonctionne en évitant les grandes explications d’un circuit électrique !

Pour chaque cylindre du moteur, on trouve une bougie. Une technologie avancée permet le bon règlement de l’étincelle dans le bon temps, dans chacun de ces cylindres. Si un retard ou une avance dans l’étincelle est remarqué, cela va occasionner une dysfonction.

Au départ, le courant est envoyé à la bobine, par la batterie. La bobine a comme objectif de multiplier la force de ce courant lorsqu’il se dirige vers les bougies, en formant une étincelle sur les électrodes. Au début, le courant de 12 v, se retrouve à pas moins de 40 000 v après son passage dans la bobine, soit 2000 fois plus ! Les bougies doivent ensuite recevoir l’étincelle à un moment précis mais en alternance. La pièce mécanique qui coordonne le courant émis aux bougies se nomme le distributeur. Le distributeur tourne et distribue les étincelles au moment opportun à chacun des bougies, par le rupteur, qui s’ouvre et se ferme, dans le même mouvement circulaire. Le rupteur est fixé à l’arbre du distributeur.

L’air et l’essence sont mélangés dans le moteur. Afin que ce mélange rentre en combustion, une grande température est nécessaire dans le cylindre. Cela provoque une énergie dans le moteur et c’est cette force qui est envoyée dans les roues pour les faire avancer.

L’un des principaux désavantages du système de démarrage classique est le bris par usure du rupteur. Cela provoque une baise de performance significative du moteur et plus grande consommation de carburant.

Le système d’allumage électronique

Depuis 60 ans, on a vu poindre plusieurs technologiques du système d’allumage électronique.

Première génération du système d’allumage électronique

La première génération du système d’allumage électronique a introduit un transistor de puissance qui se trouvait entre le rupteur et la bobine, dans le but de protéger le rupteur des étincelles. Cela fonctionnait bien dans une certaine mesure.

Fut ensuite inventé le système d’allumage à décharge de condensateur. On réussissait à stocker l’énergie dans un condensateur, au préalable, avant qu’elle soit envoyée dans la bobine. Ce fut une belle réussite au niveau mécanique : on constata une amélioration de la performance car il y avait plus de courant sur les bougies, la durée de l’Étincelle était maintenue plus longtemps ainsi que la combustion.

Deuxième génération du système d’allumage électronique

On a tenté de remplacer le rupteur par un capteur électronique lors de la deuxième génération du système d’allumage électronique. Ce fut un lamentable échec.

Troisième génération du système d’allumage électronique

C’est en 1980 que l’on vit apparaître sur l’ensemble des moteurs de tous acabits (motos, bateaux, voitures), le système électronique complet et ce bien que cela avait été inventé quelques 10 années auparavant !

Entretien du système d’allumage

Pour les systèmes d’allumage classiques, il peut survenir un bris au niveau de la tête d’allumage. Si elle est ne serait-ce qu’un peu, fêlée, on doit la remplacer. On doit agir pareillement en cas de défectuosité mécanique du condensateur. Une brûlure presqu’immédiate du rupteur est à prévoir.

Si on constate une raideur au niveau des fils de bougies, Létourno service de pneu et mécanique de Québec, vous mentionnera que c’est un bon signe qu’ils sont « dues » pour être changées. Toutefois, il arrive que les bougies aient juste besoin d’un nettoyage. On doit les remplacer tous les 10 000 ou 30 000 km. Idéalement, on doit toujours s’assurer que les électrodes de chaque bougie sont gardées propre dans le but de conserver le bon contact entre les pièces. Si on constate une moins bonne performance de l’une des bougies, cela va se manifester par une plus grande consommation de carburants et par des ratés lors de l’accélération. On change toutes les bougies en même temps pour qu’elles soient toujours au même niveau d’allumage.

Dans un cas de bobine défectueuse, c’est le véhicule tout entier qui va refuser de démarrer.

Enfin, le tableau de bord est un bon indicateur en cas de défaillance de votre système d’allumage. Le voyant « vérifier moteur » peut effectivement s’allumer pour signifier un problème à ce niveau. Dans d’autres cas, ce sera le voyant « Défaut gestion moteur » qui va allumer.

Soyez prudents sur les routes et passez un bon restant d’été !

 

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